Mon premier Semi-Marathon, le debrief

Hello, hello,

Il y a quelques jours, j’allais au bout de mon objectif running 2016 : courir mon premier semi marathon.Après 11 semaines d’entraînement, il était temps de faire le bilan de cette belle aventure. Tout a commencé il y a un an avec ma meilleure amie Laura et son futur mari.  Chaque année, on se retrouve au Luxembourg pour courir une des épreuves du ING Night Marathon. L’an dernier, on terminait le marathon en équipe relais et 2016 serait pour nous l’année du semi-marathon. Je ne cours vraiment que depuis 1 an et demi et jamais je n’aurais pensé être capable de courir un jour 21.1 km. Avec ma meilleure amie, nous avions simplement envie de participer et de se prouver qu’on pouvait le faire, nous ne visions pas de performance, franchir la ligne d’arrivée en était déjà une pour nous.

SEMI MARATHON ING

La prépa : 
La préparation d’un 10km et celle d’un semi n’étant pas la même, j’avais prévu de me faire un petit plan d’entraînement en plus de la salle de sport à partir du mois de février. Mon corps a décidé de chambouler mes plans et à la suite d’une blessure en décembre 2015, j’étais arrêtée pendant presque 3 mois. Pour être honnête, je n’étais vraiment pas sûre de pouvoir commencer le programme d’entraînement à temps. Après de nombreuses séances de kiné, de renforcement musculaire et la reprise des runs tout en douceur, je réalisé ma première sortie spécifique le 15 mars. Mon plan se composait de 3 sorties spécifiques par semaine à savoir, une sortie d’endurance fondamentale de 45 min, une séance de fractionné long et la sortie longue de fin de semaine. J’ai ainsi commencé par augmenter graduellement les kilomètres et la durée sortie après sortie jusqu’à atteindre 1h45 de course fin avril. Avec un peu de recul, j’aurai aimé avoir 15 jours de plus, histoire de sortir sur de plus grosses distances et de pouvoir tester mon corps sur plus de 2h de course.

Concernant l’alimentation, je n’ai rien changé à mes habitudes, je mangeais déjà sainement, j’ai simplement stoppé l’alcool et la cigarette 15 jours avant la course. Le jour du semi, il faut éviter de manger trop lourd, j’ai pris un yaourt grec avec du muesli et une banane 3h avant le début de la course. Concernant les ravito durant la course, aucune envie de m’arrêter pendant le parcours, j’avais envie d’être en totale autonomie. Je suis donc partie avec mon sac d’hydratation que j’avais rempli d’eau et d’un peu de BCAA, une pom’pot et 1 sucre coupé en deux. Je suis incapable de boire au gobelet en courant, le sac d’hydratation est donc la solution magique en ce qui me concerne, idem pour la nourriture distribuée au ravito (barres énergétiques, morceaux de banane, quartiers d’orange qui sont ultras acides pour l’estomac), je ne la supporte pas. La pom’pot est pour moi, ce qui marche le mieux.

Le jour J : 

SEMI MARATHON ING

SEMI MARATHON ING

Le marathon du Luxembourg étant une course de nuit, le départ est donné à 19h00. Marathon, Semi-Marathon, Team-Run débutent en même temps, autant vous dire que ça bouchonne dans les sas. 15 min avant le départ, on se faufile dans le nôtre avec ma meilleure amie. L’ambiance est complètement dingue, le soleil est au rendez-vous, j’ai déjà chaud. On met bien 15 min pour passer la ligne de départ, ça piétine sur les 200 premiers mètres puis, avec Laura, on se donne rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

J’essaie de me caler sur le rythme que je m’étais fixé, c’est-à-dire 6’30 mais je me sens bien et je me laisse un peu porter par les autres coureurs, je profite de ma course avant que les choses ne se corsent. Le parcours est connu pour être très difficile, j’essaie donc de m’économiser, histoire d’avoir encore un peu jus pour les 3kms de faux plats au niveau du km 16 et la montée du Kirchberg qui arrive juste derrière au 19e.
Les 10 premiers kilomètres se passent bien, je franchis la balise en 1h05, je suis en forme, je profite de la ville et de l’énergie que nous donnent les spectateurs, je croise même ma collègue de boulot qui hurle mon nom un peu avant le km 9. Proche du 11e, je passe sur un stand ravito de bière, oui oui, à la place de l’eau, ils distribuaient de la bière. Ça me fait sourire, je crois même à une blague au début puis je vois quelques coureurs en boire en passant mon chemin. Après coup, j’avoue regretter un peu de n’avoir pas pris une petite gorgée pour l’anecdote.

Au km 13, on entre dans un parc, le sol est mauvais, je reste extrêmement prudente, ça commence à monter pas mal, la fatigue commence à se faire sentir, ma tendinite de la fesse se réveille. On traverse la foule en folie, les rues deviennent étroites, les pavés sont glissants et les odeurs de grillades me donnent à moitié la nausée. J’attaque ma pom’pot histoire qu’elle fasse son job avant que j’arrive sur les 3 km de faux plat. Au kilomètre 15, c’est mon genou droit qui fait des siennes, la douleur s’étend sur l’ensemble de la jambe, mais je ne veux pas y penser. On le voit bien sur la photo d’ailleurs haha.

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Ça y’est j’arrive au km 16, c’est parti pour 3km de ligne droite. Les gens tombent de fatigue autour de moi, beaucoup marchent, j’encourage une coureuse qui se met à marcher, elle repart, son sourire me fait du bien. J’essaie de résister le plus longtemps possible, mais j’ai mal, je marche quelques mètres un peu avant le passage du 17e km jusqu’à ce que la coureuse de tout à l’heure me rattrape et m’encourage à son tour. Je cours lentement, mais je cours quand même, il ne reste que 3 km, je ne veux pas lâcher, je motive ceux qui marche en passant, ça me permet de tenir aussi.

Je prends le virage et attaque la montée du Kirchberg, celle que tout le monte redoute. C’est l’hécatombe, tout le monde marche, les gens sont allongés avec des couvertures de survie. Je dépasse un grand monsieur, plutôt charpenté qui s’arrête à ce moment-là, je le regarde et lui dit qu’il ne reste que 2 km, que si j’y arrive lui aussi peut le faire, on fait quelques mètres ensemble jusqu’à ce qu’il lâche à nouveau. La descente vers l’arrivée est droit devant, il ne reste qu’un km, j’ai extrêmement mal dans la jambe droite, mais le mental l’emporte, j’accélère. Je me rends compte que mes jambes sont d’accord et je profite à fond de ce dernier km, je passe au milieu des pom pom girl et je sens une tape sur l’épaule. C’est le mec de tout à l’heure qui me rattrape, nos regards se croisent, on s’échange un sourire et on fonce ensemble vers l’arrivée que je passe le sourire aux lèvres.SEMI MARATHON ING LUXEMBOURG SEMI MARATHON ING LUXEMBOURG SEMI MARATHON ING SEMI MARATHON ING

On me tend ma médaille que je mets fièrement autour de mon cou avant de me diriger vers l’eau fraîche. Le ravitaillement d’arrivée est top mais bondé de monde, j’ai extrêmement mal aux jambes, la sensation est inédite, je lutte pour ne pas m’asseoir de peur de ne pas me relever. Je rejoins péniblement mon autre meilleure amie qui me sert fort dans ses bras et qui me félicite.

Lorsque je vous ai dit que le seul objectif était de finir le semi-marathon, je vous ai menti. Comme le dit si bien l’un de mes amis « Bah, vous connaissez Jen, elle s’était forcément imposée un temps dans sa tête sans nous le dire… »! Dans le mille, je passé la ligne de départ avec l’envie de franchir celle d’arrivée en 2h30 maximum. Pari gagné, malgré la douleur, je termine l’épreuve en 2h28.
En somme, un bilan hyper positif, j’ai profité de ma course même si elle à vraiment été dure. Je garde avant tout un énorme souvenir de partage et de solidarité. Rendez-vous l’année prochaine avec je l’espère 10 min de moins au compteur.

Et comme dirait Nadal « Gagner, face à soi-même, c’est ça le sport »

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